Pensées d'un citoyen  

Lucarne sur les pensées d'un citoyen et de sa perception de la société.

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Diktat ?

leneant | 14 janvier, 2006 20:50 | (vu 576 fois)

(Mise à jour le 16/01/06 et le 21/01/06)

Puis-je être directe et exprimer mon raz le bol ?

Comme au début de l'informatique individuelle, les troux dans les disquettes n'ont jamais empéché les âmes dôtées de l'intention de proffiter ou de faire proffiter gratuitement d'un logiciel commercial, les DRM [1] ne pourront pas non plus empécher les mêmes âmes de contourner les protections techniques [2].

Vouloir protéger des informations numériques par des trechnologies n'empéchera jamais leur contournement par des spécialistes et des personnes résolues ; y compris si les réprimandes sont sévères (prison, amende ...).

Le seul résultat effectif sera la création de standards technologiques de fait qui avantageraient commercialement les entreprises évoluant au sein de ce marché oligopolistique en leur permettant de capter les consommateurs qui auraient pu aller chercher leur bonheur vers des produits d'autres fournisseurs. Un petit bémol sur les DRM de SUN qui sont ouverts à tous [3] ainsi que, par exemple, le LWDRM [1].

Néanmoins, je vois mal APPLE et MICROSOFT les incorporer dans leurs produits (sauf sous la contrainte et encore).

Imaginez vous les télephones mobiles 3G avec les DRM de SUN ainsi que les pocket PC à base d'OS Microsoft vont les incorporer ?

En télécommunication il y a ce que l'on appelle la QoS (Qualité de Service). Le principe est de "colorer" les données qui circulent au travers du réseau afin d'établir une gestion des priorités au sein des routeurs/commutateurs ainsi que d'amener des informations supplémentaires dans le calcul du routage.

Rien est espionné. Seule une information permettant une meilleure gestion du service réseau est véhiculée.

Mais où est-ce que je veux en venir ? Et bien pour colorer de tels flux, il faux en connaître la nature (donnée, vidéo, audio, priorité...), ce qui est en partie faisable en analysant les trames. Du coup pourquoi un tel principe ne serait-il pas applicable aux oeuvres échangées numériquement ?

Ainsi les oeuvres pourraient être "colorées" en fonction des artistes devant percevoir des droits [4]. Une telle chose existe déjà sur les CD puisque mon lecteur est capable de se connecter à un serveur et de me donner l'oeuvre, le titre du morceau, les interprètes et l'auteur de ce que j'ai sélectionné. Ainsi il serait possible de collecter au travers des FAI des statistiques sur les auteurs dont les oeuvres ont été échangées sur l'internet (on ne s'occupe pas forcemment de qui a écouté quoi, on ne fait que compter les oeuvres télechargées ou échangées).

Un tel système lié à une facturation adaptée [5] permettrait de redistribuer les droits d'auteurs en fonction des oeuvres echangées.

Certe ce n'est qu'un procédé technique, il peut être contourné en modifiant la "coloration" de l'oeuvre par des personnes spécialisées et déterminées. Mais pour le reste des utilisateurs celà serait totalement transparent. Et au moins, un tel procédé permettrait une juste répartition des droits d'auteurs si les oeuvres échangées donnent lieu à une facturation quelle qu'elle soit. Et il ne permettrait pas à quelques sociétés de capter les consomamteurs et de créer un oligopole basé sur des technologies propriétaires. Les FAI pourraient (mais pas forcemment) avoir la responsabilité de s'assurer de l'acquitement des droits (mais pas de leur redistribution) et auraient surtout la responsabilité de la collecte des auteurs et des oeuvres concernés par les échanges. De plus les éditeurs/producteurs de musique ou de vidéo, d'image ... ainsi que les éditeurs/producteurs de logiciels ne seraient plus responsables de la gestion des droits d'auteurs, comme avec les DRM (séparation des pouvoirs et contre pouvoir, qui sont les principes sur lesquels est basée république seraient respectés).

Ceci n'est qu'une idée et en rien une solution. Ce que je veux dire c'est que les DRM sont des solutions techniques, mais qu'il y en a d'autres (qui existent ou qu'il faut inventer) avec beaucoup moins d'avantage pour les producteurs de logiciels et beaucoup moins de désavantages pour les consommateurs, et qui permettraient une bonne répartition des droits d'auteurs.

-- Mise à jour le 21/01/06
Un tel changement ne pourrait pas être immédiat car l'ensemble des logiciels existants ne seraient pas conforme à une telle norme. Néanmoins, au fil du temps, avec le renouvellement des logiciels le système se répendrait graduellement sans impacts forts et sans intrusion excessive dans la vie des consommateurs.
Mise à jour le 21/01/06 --

Le sujet est à traiter, une reflexion doit être menée.

Donc : les DRM sont la solution de facilité basés sur un modèle économique qui avantage les fournisseurs et qui ne me semble pas, mais alors pas du tout être la meilleure solution.

Mais comme souvent, d'autres points de vue sont possibles alors que dire celui de l'espagne [6] ?

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Mes autres billets sur le sujet des DRM :

Money for nothing (Armer les distributeurs ?)

Mon point de vue sur la loi DADVSI (Droits d'auteur et droits voisins dans la société de l'information)

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D'autres billets sur le même thème selon différents points de vue :

StanBlog : DRM Sony-BMG : chronique d'un massacre

Journal d'un avocat (DADVSI)

Loïc Le Meur (qui parle aussi du sujet dans certains de ses billets)

Luc Saint-Elie (DADVSI) (a rapprocher de journal d'un avocat l'un répondant à l'autre et inversement).

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[1] Une présentation synthétique de ce que sont les DRM. Dans ce billet sous la mention DRM il faut voir toute approche équivalente qui, au travers d'un modèle économique, limiterait l'usage d'un produit tout en incitant à en renouveller sa consommation au travers d'un comptoir d'achat permettant de dégager des marges bénéficiaires. Ceci sous entend, de permettre aux distributeurs ou éditeurs de limiter artificiellement, par un processus technique, la copie, le nombre d'écoute, ou le nombre de visionnage avant d'imposer le renouvellement de l'achat auprès d'un point de distribution payant dont le prix comporterait autre chose que les simples droits d'auteurs ; comme par exemple les boutiques en ligne où le prix de l'oeuvre contient le paiement du service offert ainsi qu'une marge de bénéfices. Ceci reviendrait, dans le cas d'un renouvellement forcé de l'achat, à associer un caractère de rareté à une composante du produit qui naturellement n'est ni rare ni détruite par sa consommation.

[2] Certaines techniques à base de cryptographie sont difficilement "cassables" à l'heure actuelle. Mais si ma mémoire est bonne, récemment, un code réputé incassable à été cassé.
Tout n'est qu'une question de temps, de moyens, de volonté et de technicité.
Mais effectivement, un chiffrement est une solution de haute technicité. Seulement, pour être performant, il faut mettre en place un système de gestion des clés. C'est une autre idée en faveur des DRM donc intrusive à mon sens. Il faudra donc que l'oeuvre soit lisible avec toutes les clés des personnes ayant payé les droits. Si un algorithme ne se base pas sur les clés, alors il devient bien plus facilement contournable...

[3] Encore faut-il s'assurer que ces techniques ne soient pas intrusives. C'est à dire qu'elles ne limitent pas la liberté des consommateurs en les obligeants de quelles que façon que ce soit à utiliser telle ou telle technologie ou à modifier tel ou tel comportement s'il n'est pas illégal bien sur.

[4] Une solution simple serait d'intégrer la coloration dans la description du conteneur de l'oeuvre quel qu'il soit (AVI, MPG, MOV, ...) et non dans les flux d'information de l'oeuvre elle même. Ainsi même une compression avec perte d'informations ne modifierait pas la couleur. Tout le monde serait sur un pied d'égalité. Aucune société commerciale ne pourrait proffiter de sa position ou de son avance pour imposer sa technologie. La norme serait édictée avant qu'un standard de fait n'apparaisse (s'il est propriétaire c'est perdu pour le logiciel libre par exemple).
Il y a de nombreux avantages à un tel système car même les oeuvres transmises en attachement d'un e-mail ou par la connexion à mon serveur ftp ou web personnel pourraient être comptabilisées.

Mise à jour 21/01/06--
Cette coloration peut être réalisé techniquement au moyen d'une signature numérique. Cette signature numérique serait comme celles qui permettent, aujourd'hui, d'authentifier les messages électroniques (provenance) ainsi que d'en confirmer l'intégrité. Ces signatures pourraient être délivrées par un organisme de confiance qui s'assurerait de l'originalité des oeuvres afin d'éviter les plagias. Dans le cadre de l'exploitation d'une oeuvre originale dans une reprise, la réutilisation de l'oeuvre originale serait gérée et permettrait une redistribution des droits d'auteurs en parties aux ayants droits de l'oeuvre originale.Pour q'un tel mécanisme fonctionne il faut s'assurer de plusiers choses tant de point de vue de l'organisation que du point de vue de la technique. La technique est déjà éprouvée par tout ce qui concerne la signature et le chiffrement des messages numériques. L'organisation doit être être identique à celle de gestion des clés. Un organisme certifié dit de confiance attribut les clés de signature. Cet organisme doit être neutre et indépendant et ne doit pas être lié à quelques groupes d'intértêts que ce soit. D'un point de vue technique, il faut qu'une norme indique comment les signatures doivent être intégrées dans les conteneurs des oeuvres numériques (un conteneur représente l'ensemble qui regroupe la description de l'oeuvre ainsi que les données numériques comme les images ou les sons). En analysant ce conteneur il est possible d'identifier l'oeuvre et de la comptabiliser. Le conteneur ne doit pas être compréssible, afin que sa "signature" persiste et puisse être analysée quelque soit son format de transmission.
Il faut également mette en place une structure technique et organisationnelle qui permette de compter les oeuvres échangées. Ceci peut se faire aux points de connexion des internautes permettant de ne compter que les signatures des fichiers artistiques téléchargés.

A la suite de quoi la répartition peut être réalisée quelque soit le mode de facturation car les informations sur les oeuvres échangées sont disponibles.
-- Mise à jour le 21/01/06

[5] Je ne présage pas du mode de règlement ni du système de collecte des règlements. Je me limite à présenter un système qui permettrait d'établir des statistiques d'échange des oeuvres sur l'internet et rien d'autre.
Ce que je fais c'est que j'imagine un système qui dissocie l'identification des oeuvres échangées (par tout moyen) sur le net de la redistribution et du prélèvement de la contre partie financière associée aux droits d'auteurs. Ceci afin d'en ôter la responsabilité aux éditeurs/producteurs pour qu'ils ne puissent utiliser cette compétence afin de capter des clients ou des artistes.

[6] P2P : L'espagne joue sa propre partition (Le journal du net).

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DRM = Consommation à la carte. T'as consommé, tu veux reconsommer tu payes une nouvelle fois (Cas des 5 copies maximales autorisées). Ainsi la consommation de la culture correspond à un service qui une fois rendu doit à nouveau être acheté. C'est la situation idéale pour tout producteur et c'est la pire des situations pour tout consommateur. Surtout si consommé le produit ne le détruit pas (lire un livre, ne détruit pas le livre alors que rouler en voiture consomme de l'essence). Ce système permet de créer de la rareté avec de l'abondance... C'est une système purement artificiel afin d'enrichir ceux qui produisent le service. Je ne critique pas les droits d'auteurs, mais la façon de contrôler l'utilisation de l'oeuvre qu'en font les consommateurs qui ont acquis le droits d'utiliser cette oeuvre.

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