Lucarne sur les pensées d'un citoyen et de sa perception de la société.
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leneant | 07 décembre, 2005 09:56 | (vu 1137 fois)
(Mise à jour le 11/01/06)
Cette loi fait beaucoup de bruit surtout dans les milieux du logiciel libre.
Dans un article de "Le Monde Informatique", il est rapporté que le représentant de la SACEM aurait déclaré au représentant de la communauté du libre : "Vous allez arrêter de publier vos logiciels".
L'objet de la discorde porte sur l'utilisation des DRM (Digital Right Managment) qui permet d'associer des conditions d'utilisation aux oeuvres numériques.
Que couvre cette agitation ?
Cette loi doit passer avant les fêtes selon la procédure d'urgence[0]. La procédure d'urgence limite les échanges entre l'assemblée nationale et le sénat. Elle indique qu'une commission mixte paritaire de sénateurs et de députés doit établir un texte de compromis, limitant par le fait les débats au sein de l'assemblée et du parlement.
1) LA PROTECTION ACTIVE DES DROITS D'AUTEURS
2) LA REALITE
Le moyen proposé pour défendre les droits d'auteurs sur les oeuvres numériques n'est pas si bien adapté que cela.
L'expérience le prouve. Les formats DRM sont à ce jour tous propriétaires et incompatibles entres eux. Ce qui permet, en fonction de sa position, d'enfermer les utilisateurs dans un format propriétaire dont ils ne peuvent sortir[2].
4) LES DERIVES POSSIBLES
4.1) La consommation forcée
Une dérive est de pousser à la consommation en accordant des droits limités sur différentes oeuvres. Ainsi un droit d'accès est accordé pour un nombre de fois spécifique ou une durée limitée. Après quoi, il faut s'acquitter (acheter) de nouveaux droits pour continuer à accéder à l'oeuvre.
Quel serait l'impact pour les archives et les bibliothèques ? Une véritable manne financière pour les fournisseurs des oeuvres et pas forcément pour les ayant droits.
4.2) Le domaine public payant
4.3) Les artistes et auteurs indépendants
Mise à jour le 11/01/06--
Tous les artistes sont-ils vraiment avantagés par la mise en place des DRM ? Ou est-ce simplement limité à certains ? [10]
--Mise à jour le 11/01/06
4.4) Des procès à n'en plus finir entre différentes sociétés éditrices
Déjà, en France la réalité nous montre que c'est d'actualité[2][5].
4.5) Durée de vie et capacité limitée des appareils de lecture
4.6) Le droit à la copie privée
4.7) La remise en question de l'accès à la culture
5) LE PROJET DE LOI
Afin d'éviter une telle situation, des amendements au projet de loi prévoient des exceptions pour les bibliothèques et les archives ainsi que l'enseignement. Ils prévoient aussi de prendre en compte le droit à la copie privée qui n'est pas toujours pris en compte de nos jours[6].
L'article 9 de la loi[7] qui "insitue un collège de médiateurs chargé du règlement des différends entre les titulaires de droits et les utilisateurs..." ainsi que certains amendements qui donnent autorité au conseil de l'audio visuel pour superviser l'emploi des DRM. Mais est-ce suffisant ? Non, en aucun cas cela ne résout les problèmes de compatibilité et l'action serait toujours à posteriori palliative et non préventive).
Un amendement prévoit aussi de préserver la liberté des artistes face à l'exploitation de leurs oeuvres par des producteurs[8].
Le problème fondamental vient de ce que les sociétés de diffusion des oeuvres gèrent elles mêmes les droits numériques associés aux oeuvres et que chacune possède son système propre incompatible avec un autre.
6) UN SYSTEME VIABLE
Pour terminer voici un ensemble d'articles permettant d'avoir un éclairage particulier du problème et des enjeux de la loi DADVSI.
source lemonde.fr :
source lejournal du net :
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Rétro liens :
http://msiramy.free.fr/index.php?section=dadvsi
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[0] Procédure d'urgence (point 3. Le recours à une procédure de conciliation : la commission mixte paritaire)
[1] http://www.lemondeinformatique.fr/
[2] http://formats-ouverts.org/
[3] http://linuxfr.org/
[4] http://encyclo.erid.net/
[5] http://encyclo.erid.net/
[6] http://www.juriscom.net/
[7] projet de loi N°1206
[8] http://recherche.assemblee-nationale.fr/
[9] http://www.01net.com/
Mise à jour le 11/01/06--
[10] Le Monde : Qui a peur d'internet ? Pas les artistes...
--Mise à jour le 11/01/06
achtungbaby | 07/12/2005, 21:34
maat | 09/12/2005, 11:29
Billet intéressant... il n'y a que ça qui me gène: "les DRM ne seraient acceptables qu'avec..."
J'estime que les DRMs ne sont en aucun cas acceptable... ce projet est le premier dans l'histoire de l'informatique ou l'on essaye de faire passer le principe que l'utilisateur n'a plus les pleins droits sur son propre ordinateur et dans sa propre maison... (au passage la nocivité réelle du p2p n'est toujours pas démontrée... les dernières études faites hésitent entre pas d'impact... un impact mineur et négatif... ou un impact mineur et positif)
Une fois admis ce principe... les logiciels de DRM pourront progressivement refuser de lire des fichiers protégés... puis les effaceront... et puis rien n'empèchera techniquement d'effacer des fichiers de toute nature (avec ou sans DRMs dailleurs) ou d'en altérer le contenu ou de prélever des informations... dans le rapport Vanneste remis à l'assemblée nationnale en préparation au projet DADVSI il est explicitement noté que des dérives de la part des organismes contrôlant les droits sont à craindre... et des mesures spécifiques sont préconisées pour protéger le gouvernement de ça... et des médiateurs sont prévus pour régler les litiges "a posteriori" quand un utilisateur aura été victime de ces abus...
Et puis petit à petit ça s'appliquera aux livres... aux articles des journalistes (avec un plus fort taux d'effacements erronés quand les sujets d'articles peuvent gêner)... et ainsi de suite... bref le contrôle total... les DRMs ne sont que le début de la pente vers... le monde de cauchemard qu'Orwell nous a dépeint avec 1984 :(
je ne suis pas très chaud à l'idée de laisser ça en héritage à mes enfants :(
leneant | 09/12/2005, 11:38
Les risques existent, mais il faut tenir compte des intérêts de tous y compris des sociétés de production et d'édition.
Par contre si un organisme collégial avec l'ensemble des représentants des parties prenantes régule l'utilisation et les possibilités des DRM le risque est maîtrisé (pouvoir/contre pouvoir, le principe même de notre modèle de démocratie et de séparation des pouvoirs).
Mais il est important de reflechir. Il existe peut être une solution différente que la concertation et la reflexion permettraient de trouver et de mettre en oeuvre.
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Excellent billet. Quand on voit les dérives d'un tel projet, et les ratés que connait Sony avec son systeme de protection...