Pensées d'un citoyen  

Lucarne sur les pensées d'un citoyen et de sa perception de la société.

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Philosophie Systémique

leneant | 11 avril, 2006 00:05 | (vu 552 fois)

Titre pompeux pour une simple constatation aux réactions provoquées par l'affaire de l'article 8 de la LOI n° 2006-396 du 31 mars 2006, que je nommerais l' "affaire CPE".

Au fils de mes lectures d'articles, de mon écoute d'émissions qui traitent du CPE, j'ai réalisé deux choses.

La première chose est qu'un bon nombre de réactions tends à dire qu'il faut prendre des risques, travailler, être courageux, dynamique et entreprenant, et ne pas se morfondre ou s'enraciner dans un protectora étatique et social.

La seconde chose est que le système de la flexibilité peut laisser sur la touche des personnes suite à des abus dont l'expérience du C.N.E. (Contrat Nouvelle Embauche) nous démontre la malheureuse existance [1].

La second point n'est certe pas la norme, mais l'exception. Disons que c'est un phénomène marginal ou un fonctionnement à la marge.

Dans les différents avis ce phénomène marginal semble être admis, voir accepté. Dans d'autres il ne l'est pas.

Il est certain que d'un point de vue simplement économique, faciliter l'adaptation du travail aux besoins des organisations est une bonne chose car celà permettrait aux firmes de s'adapter aisément aux nécessités de leur activité.

Ceci correspond au fonctionnement nominal qui permettrait d'améliorer la situation de l'emploi (chomage conjoncturel [2]) par une simplification des règles du jeu pour l'embauche et la rupture du contrat de travail. Simplification qui pourrait arriver à un début de solution structurelle, si celà pouvait réamorcer la pompe salaire/consommation/activité [3].

Par contre, déterminer s'il l'existance du fonctionnement à la marge est supportable, ou non, n'est qu'une question de philosophie, d'approche et très certainement d'état d'esprit.

Sommes nous assez évolués et avancés pour prendre en charge et assumer ou non un tel fonctionnement à la marge ?

C'est l'éternel opposition entre l'intérêt général et l'intérêt personnel (sous entendu de l'individu).

J'imagine qu'une personne douée de sympathie [4] ne pourrait supporter tout fonctionnement à la marge quel qu'il soit. Tout comme ceux qui évoluent au sein de cette marge.

Mais qu'en est-il des autres ? Question de points de vue, de principes, de philosophies, de convictions, de croyances, de positions sociales, de chemins de vie ... ?

Voilà l'explication que je donne du titre de ce billet : L'acceptation et l'adhésion ou non à un système s'effectuent au travers de sa perception philosophique personnelle du système. D'où le titre "philosophie systèmique".

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[1] Un employé demandant le règlement de ses heures suplémentaires est licencié sans motif. Une femme informant son employeur de sa grossesse est elle aussi licenciée sans motif ...

[2] Voir le billet intitulé "Chômage(s) II" ou sont définis les trois grandes catégories de chômages.

[3] Une façon théorique de maîtriser le chômage consiste à favoriser la consommation par les salaires (plus de salariés donc plus de personnes disposant de salaire) qui à son tour favoriserait l'activité au travers de la demande (consommation). Activité en croissance (pour répondre à la demande) qui nécessiterait l'emploi d'un personnel plus conséquent, qui à son tour consommerait plus pour acroitre encore l'activité économique et ainsi de suite. Le problème de cette belle théorie c'est que son fonctionnement est incertain. En effet, avec la mondialisation des échanges, la consommation peut facilement se porter sur des produits importés ; ne favorisant en rien l'activité économique nationale ; ne résolvant absoluement pas l'aspect structurel du chômage. Pour que cette théorie fonctionne, il faut que l'accroissement porte sur des services ou des produits qui ne peuvent ni être importés ni être délocalisés.

[4] Souvent il y a confusion entre empathie et sympathie. L'empathie est un processus cognitif volontaire alors que la sympathie est spontanée. L'empathie correspond à l'acte volontaire qui essaye de reproduire en soi les composantes émotionnelles qui émanent d'autruit. La sympathie est spontanée et de nature affective (voir wikipédia et le blog le garde-mot).

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